Le PIB suggère une hausse des revenus agricoles en 2025
Malgré un recul mensuel plus marqué de la production végétale et animale en octobre que celui du PIB global, le secteur s’est généralement mieux comporté que l’économie dans son ensemble en 2025.
Le PIB du Canada a reculé de 0,3 % en octobre, tandis que la production végétale et animale a chuté deux fois plus. Toutefois, au cours des neuf premiers mois de l’année, tant le secteur de l’agriculture et de la foresterie que celui de la production végétale et animale ont enregistré une croissance chaque mois. Si ces deux secteurs ont généralement surperformé l’économie globale en 2024, l’écart s’est encore creusé en 2025.

Les agriculteurs canadiens ont déclaré une production plus élevée pour la plupart des cultures en 2025, le maïs et le soya faisant exception. Statistique Canada a également indiqué que les rendements ont été généralement supérieurs à ceux de 2024, en particulier dans l’Ouest canadien. Des records ont été atteints pour la production de blé et les rendements de canola.
Ces tendances sont de bon augure pour les revenus agricoles en 2025, après un net ralentissement en 2024.
Les revenus d’exploitation totaux ont augmenté de 0,2 % en 2024, après une hausse de 8,0 % en 2023. Alors que les revenus tirés de l’élevage porcin ont rebondi de 4,2 % en 2024, les revenus des cultures ont reculé de 6,8 % la même année.
Toutefois, même si les revenus ont progressé en 2025, transformer ces gains en une rentabilité accrue demeure un défi.
Parallèlement à la hausse continue des dépenses, le passif total des agriculteurs canadiens a atteint 159,0 milliards de dollars en 2024, soit une augmentation marquée de 14,4 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit de la plus forte hausse en pourcentage du passif total depuis le début de la série en 1981.
Plus de quatre cinquièmes de cette augmentation sont attribuables aux passifs à long terme, principalement en Alberta (+17,4 %), en Ontario (+13,7 %) et au Québec (+12,4 %).
Over four-fifths of this rise was attributable to long-term liabilities, led by Alberta (+17.4%), Ontario (+13.7%), and Quebec (+12.4%).
Un indicateur clé de la pression financière est le ratio de couverture des intérêts, qui est tombé à son plus bas niveau depuis 2007, selon Statistique Canada.
Même lorsque les revenus augmentent, l’adoption d’une approche proactive de gestion des risques peut contribuer à transformer les activités agricoles en une entreprise durable.
